TVA, PASSAGE A L'EURO ET COMPTABILITE INFORMATISEE

"Le 22 octobre dernier, nous avons écrit la lettre suivante à Monsieur Alain Zenner
Commissaire adjoint au Ministre des Finances :

N'ayant pas reçu de réponse à notre lettre du 9 juillet,
nous supposons que ces problèmes ne sont pas de votre compétence et que vous avez transmis le dossier à qui de droit.
Pourriez-vous nous dire de qui il s'agit afin que nous puissions le relancer ?

Comme vous le savez sans doute, le bug de l'an 2000 ne s'est pas produit du moins dans la forme prévue.
Par contre, l'administration de la T.V.A. en a profité pour modifier ses déclarations informatisées soi-disant et comme toujours pour les simplifier.

Du coup les firmes de Software en ont à leur tour profité pour modifier tous leurs programmes.
Malheureusement, ceux-ci, faits dans la précipitation, se sont avérés plein de lacunes,
ce qui a coûté des dizaines de milliers de fb pour de nombreuses petites entreprises et jusqu'à des millions de fb à des entreprises plus importantes.

Bien sûr, chaque firme aurait pu demander des dédommagements à son fournisseur de programmes
ce qui aurait entraîné de nombreuses faillites sans résoudre les problèmes des clients.
Pratiquement toutes ont donc préféré essayer de s'en sortir avec une aide plus ou moins bonne mais toujours très insuffisante.

Mais voilà que cela recommence avec l'introduction de l'EURO.

Nous lisons dans le bulletin de l'institut professionnel des comptables et fiscalistes agréés :
et plus loin : C'est gentiment dit pour des programmes impossibles à utiliser convenablement et qui entraînent des discussions inévitables avec des contrôleurs trop zélés ou insuffisamment compréhensifs puisqu'il s'agit d'un problème général, ce que bien sûr les non affiliés à une fédération comme la nôtre ignorent complètement.

De toute façon, ce que nous ne pouvons comprendre, c'est que l'administration de la T.V.A. a supprimé dans ses dernières déclarations informatisées la case reprenant la somme due à l'Etat et celle reprenant la somme due par l'Etat.
Cette case était sans doute trop évidente. A vous de faire vos calculs séparément.

De plus, le traitement des T.V.A. dues par le cocontractant est également un aberration.
Il faut calculer la T.V.A. , l'ajouter dans sa comptabilité puis la soustraire pour la déclaration.

N'est-il pas plus facile de ne plus en tenir compte plutôt que de faire en définitive trois opérations parfaitement inutiles et, comme dit plus haut, très difficile à mettre en œuvre par des esprits cartésiens qui ont donc tendance à chercher un but à chaque décision même quand elle est prise par l'administration ?

Vous savez que ce n'est pas notre style, mais pour une fois, nous ferons exception.

Tant qu'il en est encore temps, nous demandons que l'administration contrôle les programmes comptables mis sur le marché en Belgique et vérifie leur parfaite conformité avec notre législation de façon à éviter un nouveau Bug EURO comme il y a eu un Bug T.V.A. qui dure toujours.

Nous nous apercevons que cette proposition est également soutenue par le " Trends-Tendances " du 4 octobre.

Certains représentants de firmes informatiques envoient même des factures pour des services non prestés ou mauvais sous prétexte que les programmes de leurs firmes étaient mauvais.
Nous lisons :





Nous pouvons ajouter que les nouveaux programmes qui ont provoqué un Bug comptable et un Bug T.V.A. causent actuellement un Bug " comptes annuels auprès de la Banque Nationale " ;
celle-ci refuse en effet de nombreux comptes avec le motif : Personne à la Banque Nationale n'est capable de vous expliquer clairement de quoi il s'agit.
Mais ceci doit nous servir de sérieux avertissement :
en cas de généralisation d'utilisations informatiques, il est à craindre que chaque administration toute puissante exige l' utilisation de son programme, de son support et de ses instructions parfois contradictoires et elle attendra qu'il soit trop tard pour changer pour vous le signaler.

Les P.M.E. doivent donc revenir au temps de l'envoi de bilans dactylographiés, on n'arrête pas le progrès."...