SIMPLIFICATIONS ADMINISTRATIVES ET FEB

Guy Verhofstadt nous avait promis une diminution de 25 % des charges administratives.
Le moins que l'on puisse dire est que, dans ce domaine, le gouvernement a complètement échoué.
Le seul résultat a été la Dimona qui s'est, jusqu'à présent, révélée impraticable puisque, pour l'appliquer, il faut être équipé de l'Internet, ce qui est encore loin d'être le cas de toutes les PME.
De plus, Dimona n'a pas été créée pour simplifier la charge des entreprises mais bien pour augmenter les possibilités de contrôle.
L'administrateur délégué de la FEB, interrogé le jeudi 13 mars par la RTBF, s'est déclaré très content du Gouvernement parce qu'il avait diminué les impôts mais s'est montré très évasif en ce qui concerne la diminution des charges administratives.
En effet, la FEB représente les grandes entreprises et la Commission Européenne a fait rédiger un rapport sur le coût des charges administratives dans les différents types de sociétés. Le résultat fut que ces charges étaient 18 fois plus lourdes dans une entreprise de moins de trois personnes que dans une grande entreprise, ce qui est très facile à comprendre. Faire un travail administratif comme demander une aide de l'Etat pour une personne est évidemment bien plus onéreux proportionnellement que pour cent. Cela ne vaut d'ailleurs même pas la peine.

Dès lors, les grandes entreprises tirent un grand profit des charges administratives puisqu'elles les rendent bien plus concurrentielles que les PME.
Dans toutes les associations professionnelles, il y a un tirage important entre indépendants, PME et grandes entreprises car les grandes entreprises sont toujours d'accord pour augmenter les charges administratives et même les demandent. Or, beaucoup de secteurs sont dominés par les grandes entreprises d'où la nécessité d'un fédération comme la nôtre pour espérer rétablir un certain équilibre.

Il n'y a d'ailleurs qu'en Belgique que les grandes entreprises prétendent parler au nom des PME et des indépendants comme si l'on pouvait représenter en même temps le petit commerce et la grande distribution, les compagnies d'assurances et les courtiers, les banques et leurs agents, les donneurs d'ordre et les sous-traitants, les entrepreneurs principaux et les divers corps de métier.

Espérons qu'un jour, l'hypocrisie cessera.


Jean Solé,
Président

13 mai 2003