SALAIRES NETS ET COUTS SALARIAUX


Pour certains journaux : " La réforme fiscale pourrait bien avoir pour effet de poursuivre la diminution continuelle de la quote-part patronale à la sécurité sociale. "

Alors là, quand on sait qu'en 1965 la quote-part patronale était de 20 % et qu'elle est actuellement dans le secteur de l'électricité, par exemple, de 51,51 % sur les salaires bruts majorés de 8% + 14,74% + 0,20% + 1,69 % + 0,10 % + 0,10% + 0,05% soit au total 68,40% x 108% = 73,87 % des salaires bruts, on ne voit vraiment pas où est la diminution.
Même si la quote-part des ouvriers reste de 13,07%, celle des patrons est devenue, elle, de 60,80%. Par contre le Gouvernement applique une diminution de la cotisation des salariés sur les bas salaires.

Une diminution des cotisations patronales est également réellement nécessaire car tout le monde ne peut pas bénéficier de la manne céleste gouvernementale et du fait ne pas payer ses cotisations sociales grâce à des faillites, des restructurations et des reprises successives.
De pareils dérapages expliquent d'ailleurs la chute des lecteurs de la presse de gauche et d'extrême gauche qui les trompe et les désinforme souvent.
On peut d'ailleurs s'étonner du silence gênant des médias subsidiés quant au montant des cotisations sociales.
On nous parle toujours de salaires nets mais on oublie de dire que pour pouvoir donner 45.000 francs nets par mois à un ouvrier, sans compter bien sûr les 13ème, 14ème mois et primes qui font monter ce salaire net à 55.000 francs, l'entreprise doit payer pour le compte de l'ouvrier près de 30.000 francs d'impôts et 32.500 francs de charges sociales mensuelles.
L'ouvrier qui déclare ne toucher que 45.000 francs(tous ces montants doivent dès à présent être augmentés de 12%) mensuels en touche réellement 55.000 et coûte à son entreprise, quand il travaille sans interruption toute l'année, 122.500 francs x 12 = 1.470.000 francs sans compter bien sûr les assurances lois, les vêtements de travail, repas, voitures, outils et tous les avantages divers.

C'est là que se trouve tout le problème de la mauvaise gestion d'une Belgique dominée par la gauche et l'extrême gauche.
A titre d'exemple, le gouvernement, la F.E.B. et les syndicats nous ont annoncé à grands fracas un accord interprofessionnel décidant que, pour les années 2001-2002, les salaires et appointements ne pouvaient pas augmenter de plus de 6,4%, indexation comprise. On sait ce qu'il en est advenu pour certains secteurs comme l'immobilier et l'informatique, 11 et 18 % d'augmentations. Et ce n'est pas fini.
En ce qui concerne la principale convention paritaire sectorielle, la commission paritaire 218, l'augmentation officielle en 9 mois a été de 7,2% soit 2% d'index au 1er mai 2001, 500 francs belges le 1er juillet 2001, 2% d'index au 1er octobre 2001 et 1.210 francs belges au 1er janvier 2002, sans compter les augmentations obligatoires d'ancienneté.

Alors, de qui se moque-t-on ? Des futurs chômeurs par perte de compétitivité ?...et d'autres augmentations d'index sont annoncées. (27.03.2002)