Le jeudi 25 mars 2004 vers 14 h, j'ai reçu un coup de téléphone d'un journaliste de la RTBF, monsieur Olivier MAROY, Tél. : 02 / 7372381, GSM : 0476 / 20.37.73.
Il demande si je peux participer à l'émission de " Mise au Point " de dimanche dont le sujet est : " Pour ou contre la peine de mort ". J'ai en effet écrit le numéro spécial de « "SURVIVRE" de juin 2001 consacré à la peine de mort, numéro de 36 pages qui reprenait tous les principaux avis tant des opposants que des partisans de la peine de mort ou des peines incompressibles.
Comme la réponse est positive, il ajoute qu'il aimerait bien trouver un deuxième intervenant alors qu'il n'y a aucune nécessité de prendre deux personnes pour dire la même chose, ce qui entraîne des débats confus et lassants mais le journaliste insiste beaucoup car il ne trouve personne d'autres si ce n'est des extrémistes qui voudraient enfermer DUTROUX dans sa cache pour le protéger et l'y laisser mourir comme il l'a fait pour Julie et Mélissa.
Mes propos, par contre, lui paraissent objectifs et modérés.
Je ne peux que répondre ne connaître personne d'autre, les modérés, désirant être politiquement corrects, n'osent pas afficher leurs opinions puisque les 64 % de la population favorable à la peine de mort, justement dans un cas comme celui de DUTROUX, est considérée comme extrémiste.
" Mais, c'est justement le problème " répond-t-il. " Les statuts de la RTBF interdisent d'antenne tous les membres de l'extrême droite et leurs sympathisants, est-ce que vous n'avez pas figuré sur des listes d'extrême droite ? "
" Pas que je sache, mais j'ai figuré sur la liste du Sénat du BEB et celui-ci a été classée d'extrême droite par le journaliste du " SOIR " Olivier ALSTEENS parce que le BEB était unitariste, monarchiste et bilingue, motif qui avait fait scandale. En récompense Louis MICHEL l'a pris comme conseiller puis lui a fourni un bon fromage. Il est même devenu directeur illégal, contesté et cassé par le Conseil d'Etat, de la chancellerie du premier ministre Guy Verhofstadt chargé des fêtes du 175e anniversaire de la Belgique et des 25 ans de fédéralisme "
" Mais la liste PROSEC ? "
" La liste PROSEC, que j'ai menée, répondait à des besoins locaux de propreté et de sécurité, particulièrement routière, car la rue de Stalle était toujours crasseuse et le manque de prévention entraînait la mort de deux personnes par an sans compter les handicapés, les autres blessés et les énormes dégâts matériels. D'ailleurs, sitôt notre programme distribué, le PRL, le PSC et les Ecolos ont modifié le leur. Le PRL qui l'avait carrément copié a obtenu 55 % des voix soit le meilleur score jamais atteint. La Libre Belgique(*) a présenté notre liste comme celle d'un groupuscule d'extrême droite sans dire pourquoi et Télé Bruxelles a fait de même mais suite à la réaction de certains membres de notre liste, la speakerine responsable a disparu. " LE SOIR " l'avait classée comme de droite. Les résultats en furent l'amélioration de la prévention et plus de 10 personnes sont encore en vie grâce à nous. De nombreux handicapés potentiels ne le sont pas devenus et la rue, suite à la poursuite de notre combat, est plus présentable "
" Mais vous avez écrit un article dans " Le Bastion ""
" Erreur, " Le BASTION " a publié un de nos communiqués de presse sur la pension des indépendants "
" Mais vous avez écrit dans " POLEMIQUE "
" Très juste, j'y tenais la rubrique des indépendants et PME, mais jamais personne ne m'a expliqué pourquoi " POLEMIQUE ", journal qui se déclarait politiquement incorrect, était d'extrême droite, tout au plus m'a-t-on répondu qu'il avait publié un articulet dans lequel une certaine Gertrude disait que tous les politiciens étaient pourris, opinion fort répandue à l'époque et que la presse bien pensante censurait. Mais je n'ai jamais considéré que les outrances doivent toujours être censurées, d'autant que l'articulet n'excluait pas les politiciens autres que ceux des P.D. autoproclamés. "
" Oui mais " Résistances " vous a classé dans sa liste comme sympathisant de l'extrême droite "
" Vous savez ce que c'est " Résistances ? " "
Silence gêné.
" Eh bien c'est un mouvement trotskyste Français qui a une antenne en Belgique. Si vous le voulez et que vous me communiquez votre adresse E-MAIL, je peux vous envoyer leurs deux derniers communiqués de presse, communiqués qu'ils m'envoient au rythme de deux par semaine. Vous serez édifié. Ils viennent de réussir un beau coup médiatique en expliquant que par erreur le FN avait publié par E-mail les noms de tous ses sympathisants."
J'ai donc recherché ce MAIL du FN, envoyé à notre Fédération, et parmi les sympathisants figuraient la RTBF, LE SOIR et LA LIBRE Belgique outre bien sûr La Fédération des PME de Belgique. Bref " Résistances.be " s'était moqué de la RTBF qui a marché le petit doigt sur la couture du pantalon quand il s'agit d'obéir à ses maîtres à penser.
Ce journaliste n'a pas voulu donner son adresse E-MAIL. Pour un journaliste de la RTBF, il y a des curiosités mal placées. D'après un téléspectateur, il n'a trouvé qu'un avocat retraité pour défendre mollement la peine de mort et tous les autres intervenants lui sont tombés dessus à bras raccourci. Il n'y a donc, une fois de plus, pas eu de débat.
Bien sûr, j'ai l'habitude des invitations de la RTBF annulées en dernière minute, ce ne sera jamais que la troisième fois aussi je n'y fais plus attention mais ce qui est inquiétant, ce sont les sources de renseignements que la RTBF utilise et les fichiers tronqués qu'elle constitue sans permettre aux personnes en cause de se défendre. Tout cela est-il bien légal ?
La RTBF ne justifie son fichage politique qu'en référence au site menteur, calomniateur et médisant " résistances.be ". En suivant le raisonnement de " résistances.be ", la Libre Belgique, la RTBF, Le SOIR, RTL-TVI et d'autres médias figuraient parmi les sympathisants du FN. Découvrant la naïveté de ces médias, il ne restait plus qu'à s'intéresser au contenu du site " résistances.be ".
D'après ce site, je faisais soi-disant partie des lobbyistes de Pinochet car j'avait écrit un article à son propos sans que cet article ne figure sur le site et dans Polémique qui de l'avis du site est d'extrême droite sans qu'aucun article du journal qui s'annonce politiquement incorrect ne soit repris sur le site pour démontrer que ce journal serait d'extrême droite mais son éditeur responsable serait d'extrême droite, selon ce site, parce qu'il a été quelques mois le porte parole du Front Nouveau de Belgique lors de sa fondation par Marguerite BASTIEN, FNB qu'il a quitté en complet désaccord. Aucun article, aucune prise de position de l'un ou de l'autre ne figure sur le site pour justifier ce fichage politique.
Une partie ne manquait pas d'humour ou de sottise si l'on veut puisqu'elle consistait à dire que la liste PROSEC, dont Jean Solé était tête de liste, était d'extrême droite puisque Jean Solé était d'extrême droite et que Jean Solé était d'extrême droite puisqu'il était tête de liste de PROSEC. " Le pedigree (sic) de la tête de liste : Résistances , par contre connaît ce personnage, depuis plusieurs années, il anime un lobby patronal réactionnaire, la Fédération des PME de Belgique. Il se situe à droite, plus particulièrement à l'ultra droite poujadiste, libérale populiste et proche des milieux de la droite chrétienne "
N'en jetez plus.
On peut encore en rire.
Aucune explication ou prise de position n'est mentionnée pour lancer tous ces adjectifs.
Attendu que ce qui est plus grave c'est que résistances ajoute : " En 1989, il participe à la création de l'UDRT 2.000 ( une nouvelle version de l'Union démocratique pour le respect du travail, une formation poujadiste du début des années 80) avec notamment l'un des chefs de la Nouvelle (extrême ) Droite belge qui avait fondé en 1982, une revue qui sera animée par l'idéologue de référence d'un groupuscule néonazi bruxellois lié à Léon Degrelle"
Ce dernier texte dépassait nettement les bornes de l'admissible puisque non seulement il ne donnait comme d'habitude aucune explication sur ses prises de positions mais parlait d'un Chef de la Nouvelle (extrême) Droite etc… sans même dire qui était ce chef, quelle était cette nouvelle (extrême) droite dont il était le chef, quelle était cette revue, quel était cet idéologue et quel était ce groupuscule néonazi bruxellois lié à Léon DEGRELLE.
Interrogé par Courriel et par recommandé avec copie notamment aux médias qui citaient ce site comme référence, soit notamment La Libre Belgique et la RTBF, " Résistances.be " refusa obstinément de répondre reconnaissant ainsi qu'il était un site menteur, calomniateur et diffamateur. Une certaine Nadia GEERTS se contenta de faire des menaces, accompagnée dans cette ligne par le Directeur Juridique de la RTBF Simon-Pierre DE COSTER et par la médiatrice de la RTBF Françoise DE THIER.
Attendu que par Courriel des 14 mai, 17 mai, 25 mai, 29 juin, 1er juillet et 20 juillet 2004, le demandeur tint au courant les différents médias et spécialement La Libre Belgique et la RTBF du comportement inadmissible de ce site qui n'était absolument pas crédible et qui les avait ridiculisés.
Dès lors ni la RTBF, ni La Libre Belgique, ni Le Soir, ni les autres médias ne firent encore référence au site résistances.be pour répandre ses mensonges, calomnies et médisances.
Pour éviter d'aller en justice mais répondre quand même au site " résistances.be" qui avait fiché plus de 500 personnes et 38 organisations pour les opinions politiques qu'il leur attribuait, " PROSEC " se décida en octobre 2004 à publier une liste des communistes, néo-nazis et sympathisants reprenant 18 noms de personnes liées principalement au site résistances.be et le 16 février 2005, La Libre Belgique publia un article d'Annick Hovine en se basant sur les diffamations du site " résistances.be " alors que tant Annick Hovine, que le rédacteur en chef de La Libre Belgique, Michel KONEN, savaient qu'il s'agissait d'un site menteur, calomniateur et médisant ce qui entraîna l'assignation de ces deux personnages.