" Informations " sur l'emploi
Le Bulletin n°6 de 1984 de l'Institut économique et social des Classes moyennes expliquait qu'aux Etats-Unis, le nombre d'emplois depuis 1965 était en augmentation de 45 % soit de 71 millions à 103 millions dont la moitié depuis 1973.
De 1974 à 1984, l'Europe a perdu 3 millions d'emplois.
Tom Peters écrivait à ce propos dans " Vacature" des jeudi 10 et vendredi 11 janvier 2002 :
- " Je suis conscient du fait que les entreprises américaines traitent des tas de problèmes de façon erronée. Mais il y a une chose qu'elles font correctement : supprimer des emplois à temps. Au cours des 20 dernières années, 44 millions d'emplois ont été supprimés aux Etats-Unis et 73 millions ont été créés. Résultat : 29 millions de nouveaux emplois. En Europe, pratiquement aucun emploi n'a disparu, mais seuls quatre millions ont été créés, principalement des emplois de fonctionnaires. Celui qui n'ose pas détruire, ne crée rien. L'expression "économie de concertation sociale" n'existe pas en américain. "
Lors d'un colloque du 19 novembre 2001, Madame Anna DIAMANTOPOULOU, commissaire européenne responsable de l'emploi et des affaires sociales, a expliqué que :
- " les arguments exposant qu'un chômage structurel devait être important afin d'éviter l'inflation, ont été balayés en regard à la situation des quatre dernières années (1998 à 2001) par la création de 10 millions d'emplois en Europe, propulsant le taux d'emploi de 61 à 64 % et réduisant le chômage sous la barre des 8 %. Quant au marché du travail, il n'a guère, voire aucunement, montré de signes de pressions inflationnistes. "
Protection sociale
Elle poursuit en disant :
" Le gouvernement américain est bien moins prodigue et se montre peu enclin à puiser dans son Trésor pour couvrir les dépenses. Il oblige ses employés et employeurs à prendre à leur charge une part importante des dépenses sociales obligatoires.
Ces corrections faites, on observe que toutes les économies avancées -tant les Etats-Unis que l'Europe- consacrent des montants significativement similaires de leur revenu national brut à la santé, aux pensions, à la sécurité sociale et à d'autres aspects sociaux, soit quelque vingt-cinq pour cent du PIB (à un point de pour cent près, vers le haut ou vers le bas). Cinq pour cent supplémentaires sont attribués à l'éducation. "
Le poids de la zone euro par rapport aux Etats-Unis
Les Etats-Unis avec une population de 275,7 millions d'habitants,
sur une superficie de 9,373 millions de km2 ,
avec un PIB de 9.719 milliards de dollars n'exportent que 782,4 milliards de dollars.
Ils sont donc beaucoup moins dépendants que la zone euro qui, avec une population de 292 millions d'habitants ,
sur une superficie de 2,363 millions de km2,
avec un PIB de 5.904 milliards de dollars exporte pour 925 milliards de dollars.
Le PIB par habitant est de 50% plus élevé aux Etats-Unis que dans la zone euro et le chômage n'est que de 60% de celui de la zone euro.
Ces simples chiffres aident à comprendre pourquoi le dollar gagnera toujours de la valeur par rapport à l'euro puisque la compétitivité des entreprises est également meilleure aux Etats-Unis.
Travail en Belgique : non merci !
Voir aussi : " Emploi et pognon "
Selon une étude d'Eurostat, près de 33% des Belges disent ne pas vouloir travailler.
Or, suivant les objectifs du sommet européen de l'emploi de Lisbonne de mars 2000, 70% des adultes européens doivent avoir trouvé un travail pour 2010. Ce qui veut dire qu'en Belgique, non seulement le chômage serait complètement résorbé mais que beaucoup de personnes devraient travailler alors qu'elles ne sont pas demandeuses puisque 32,9% des Belges refusent de travailler quelles que soient les conditions.
Actuellement, 64 % des Européens mais seulement 60,2% des Belges travaillent.
Bonne chance pour les gouvernements qui devront faire travailler des Belges qui refusent de travailler et qui bénéficient d'allocations sociales tout à fait privilégiées pour les non travailleurs par rapport au reste de l'Europe et par conséquent du monde.
Jean SOLÉ
Président FPMEB
05.02.2001