FEDERATION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DE BELGIQUE
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Il est évidemment intenable dans un pays qui se prétend toujours à court d'argent pour les prestations sociales de payer des prépensions de 80 % du salaire net à partir de 50 ans et même de 55 ans avec assimilation à une carrière complète en matière de pension à partir de 48 ans. Comme nous le répétons depuis des années sur notre site notamment, la solution est d'adapter le travail demandé et les salaires au travail fourni.
Les prépensions comme les pensions avant 60 ans coûtent beaucoup trop cher et provoquent donc une hausse des cotisations sociales, ce qui implique une perte de compétitivité de la Belgique et donc une chute de l'emploi en général.
L'expérience des anciens permet d'éviter de nombreuses erreurs coûteuses.
L'idéal serait qu'ils cèdent peu à peu leur place après avoir formé les jeunes et les salaires de ceux-ci devraient être beaucoup plus adaptés à leur efficacité réelle.
Remplacer des vieux par des jeunes insuffisamment formés provoque la stagnation si pas le recul de l'entreprise.
Nous ne répèterons jamais assez : sans des personnes capables et expérimentées dans une entreprise, elle ne peut progresser ni engager.
S'il doit vérifier tout le temps le travail de la ou du comptable, de la ou du secrétaire, de la ou du graphiste, le patron ne sait pas faire progresser son entreprise.
S'il est impossible de composer des équipes d'ouvriers pour travailler en commun sous la houlette d'une personne expérimentée, il est impossible de progresser.
Nous sommes d'autant plus à l'aise pour le dire que nous sommes les premiers, et en 1976 encore bien, à avoir créé un centre de formation permanente pour patrons et responsables de PME.
Il a fallu de 10 à 15 ans pour que d'autres nous emboîtent le pas.
Comme le spécifiait un professeur d'économie de l'Université de Liège, dans " La Libre Belgique " du 8 novembre 2005, " refuser de retarder l'âge des prépensions pour fournir de l'emploi aux jeunes revient au même que de renvoyer les étrangers chez eux car ils prennent l'emploi des jeunes Belges ". Ce raisonnement est absurde car il ne tient aucun compte des caractéristiques des emplois offerts et des formations nécessaires. Chacun peut constater, en effet, les difficultés de trouver du personnel compétent pour de très nombreux métiers et l'école ne résout pas tout.
Comme nous le répétons depuis plus de 15 ans, aucune entreprise ne peut engager des jeunes avec une formation insuffisante si elle ne possède pas des personnes âgées consciencieuses et compétentes.
La situation est très claire. Pour engager des jeunes, il faudrait en revenir à des engagements à partir de 16 ans. Il faut que, sans discrimination, ils coûtent le moins possible à l'entreprise.
Quant aux personnes de plus de 55 ans, sauf en ce qui concerne les travailleurs " physiquement ou psychologiquement atteints ", il faut en revenir à la pension à 65 ans avec une adaptation des rémunérations, du temps de travail et des activités.
En résumé, il faut mieux les rendre utiles.
Ce que les indépendants font, doit être valable pour les salariés et appointés, et inversement.