PREPENSION DANS LES PME & SOCIETE DUALE GRANDES ENTREPRISES-PME

A l'époque, la Fédération des PME de Belgique, soucieuse d'éviter le développement d'une société duale, a écrit au Ministre-Président Wallon du moment, Robert COLLIGNON, pour demander que les conditions faites aux travailleurs de Forges de Clabecq après leur faillite et aux travailleurs de la FN pour éviter leur faillie soient étendues aux travailleurs de toutes les entreprises wallonnes, grandes et petites qui se trouvent dans la même situation.

Une première réponse du Ministre-Président n'étant pas très claire et parlant d'aide sélective, la FPMEB a donc insisté dans la lettre suivante :
" Nous vous remercions de votre aimable réponse du 16 avril 1997.
La philosophie de notre Fédération et l'honneur des patrons qui composent la FPMEB est de ne pas demander d'aide directe à l'Etat, aides qui créent toujours des conditions de concurrence déloyale.
Nous sommes également soucieux de ce que le personnel des PME bénéficie des mêmes aides que celles accordées au personnel des grandes entreprises.

Comme le Gouvernement Wallon a pris en charge les prépensions des Forges de Clabecq en faillite, nous demandons naturellement que les mêmes mesures soient prises en faveur des travailleurs des PME afin d'éviter en Wallonie une société duale.
Nous ne voyons pas la nécessité d'éviter les faillites des entreprises importantes. Au contraire il faut les éliminer définitivement du marché comme sanction économique normale tant pour le personnel qui n'a pas su comprendre les problèmes de l'entreprise et aider à les résoudre que pour les cadres qui n'ont pas su les adapter aux conditions du marché. Si des entreprises, comme les Forges de Clabecq ou la FN de Herstal, réunissent les conditions d'une faillite, celle-ci doit être prononcée et la solution la plus humaine trouvée pour toutes les parties en cause évitant que leur maintien en activité subsidié grâce à l'argent de tous les contribuables ne déforce les entreprises bien gérées et qui donc rapportent à l'Etat. "