FEDERATION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DE BELGIQUE
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L'article paru dans "La Capitale" du vendredi 3 décembre 2004 à propos des ficelles des communes pour ne pas dire non aux permis d‘urbanisme permet d’ouvrir un très vaste dossier sur la démocratie.
Celui des gens qui reçoivent des permis de construire dans des zones inondables ou même, comme en France, dans le lit de torrents.
Celui des gens qui construisent près des aéroports ou d’usines dangereuses. Je ne vise pas ici ceux qui deviennent victimes d’extensions aéroportuaires, de changements d’orientations des vols ou de modifications des fabrications.
Celui des gens qui construisent près des autoroutes, des routes rapides, des voies de chemins de fer, de trams ou de métros.
Celui des autorisations de construire ou d’exploiter des établissements bruyants en intérieur d’îlots alors qu’on peut les construire et les exploiter en façade le long des artères bruyantes.
Je me rappelle particulièrement de certaines communes ou plutôt de certains bourgmestres qui faisaient introduire les demandes de permis ou les faisaient transiter par la police. Si le permis était refusé, c’était le Commissaire de police qui envoyait la notification et si le permis était accordé, c’était le bourgmestre qui se fendait d’une belle lettre pour l’annoncer.
Travaillant dans la région socialiste de Charleroi, j’avais demandé un permis et un subside pour couvrir la cour avant de l’usine. Le coût était d’environ 40.000 euros. Sans que personne ne vienne voir les lieux, mon permis me fut accordé à condition que je construise une fausse façade pour m’aligner sur les façades existantes qui présentaient une dénivellation de plusieurs mètres entre elles. Coût minimum : 37.500 euros. Si un des innombrables fonctionnaires avait pris la peine de prendre rendez-vous pour examiner les lieux avec moi, il se serait rendu compte de l’incongruité de ses exigences et nous aurions de suite trouvé une solution mais plus il y a de fonctionnaires, plus ils sont débordés par leurs pertes de dossiers et par leurs discussions entre eux. Deux ans après, j’ai reçu l’avis que ma demande de subsides était accordée pour 8.000 euros. Inutile de dire que je n’ai rien entrepris mais j’ai reçu quelques 7 lettres en provenance du Bourgmestre de Charleroi, des ministres socialistes et des députés socialistes de la région pour me féliciter de l’heureuse issue de mon dossier grâce à leurs initiatives.
Alors courage les gars, ce n’est pas demain qu’on résorbera le chômage dans les baronnies socialistes.