PEINE DE MORT OU PEINES INCOMPRESSIBLES


On a pu entendre ou lire dans de nombreux médias Amnesty International condamner la peine de mort.

Son argument principal est : « Rien ne prouve qu’elle a un effet dissuasif ».
En tout cas, elle a un effet définitif et les très nombreuses victimes des meurtriers récidivistes auraient pu être évitées.

Nous en avons un nouvel exemple dans le double meurtre d’Anvaing le 23 mars 2009. Une des meurtrières âgée de 33 ans a été condamnée en 2000 pour meurtre par la cour d’Assise de Gand à 25 ans de réclusion. Elle a été libérée sous condition en 2007.

Comme pour donner tort à Amnesty, le lundi 30 mars 2009 voici que s’ouvre le procès de Jean-Claude LAJOT. Condamné à 20 ans en 1992 pour avoir tué sa tante et sa mère, il est libéré en 2000. Il tue une mère et ses fils de 19 et 15 ans le 24 août 2005. C’est de nouveau un vrai massacre de récidiviste :
    Cinq ans après sa libération conditionnelle, il a égorgé la dernière épouse de son père et ses deux demi-frères. Un jury de 6 femmes et 6 hommes a été constitué pour le juger. Les faits reprochés à Jean-Claude Lajot s’étaient déroulés la nuit du 24 août 2005 à Ans. Marie Mutezinka (45 ans) et ses fils Jean-Michel Lajot (19 ans) et Jean-Yves Lajot (15 ans) avaient été frappés de coups de marteau puis égorgés de nombreux coups de couteau. Jean-Patrick Lajot, le troisième fils âgé de 17 ans, avait lui aussi reçu des coups de couteau mais avait survécu. Jean-Claude Lajot avait avoué les faits et exposé qu’il avait voulu solutionner, à sa manière, un problème de répartition d’héritage à la suite du décès de son père en 2004.
Qu’Amnesty cesse de tromper son monde et respecte la démocratie. L’Etat devrait pouvoir être poursuivi par les proches des victimes devant une pareille inconscience.

Les abolitionnistes anti démocratiques et refusant les peines incompressibles deviennent les complices des assassins récidivistes qui ont encore fait cinq victimes de plus.

En tout cas, j’aimerais bien qu’on me cite des périodes avant l’abolition de la peine de mort où il y a eu autant de victimes et de pédophiles assassins.
"La Libre Belgique" qui rapporte les derniers faits dans son édition des 4 et 5 avril 2009 signale que J.C. LAJOT a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité suivie d'une mise à disposition du gouvernement de 20 ans. On remarquera l'humour involontaire de ce jugement qui tient compte de ce que la réclusion criminelle à perpétuité est une farce en Belgique. "La Libre Belique" ne mentionne pas les deux meurtres précédents. Evidemment, quand on est abolitionniste par principe ou par pusillanimité et qu'on prend pour principal argument le risque d'exécution d'un innocent, alors qu'aucun cas n'a été prouvé formellement malgré toutes les tentatives, il est difficile de faire accepter par l'immense majorité de la population les assassinats continuels par des récidivistes libérés notamment par manque de place dans les prisons et afin de leur donner une deuxième chance que n'auront pas leurs futures victimes.

avril 2009


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