FEDERATION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DE BELGIQUE
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Chaque fois que l’on parle de ces métiers qui demandent agilité manuelle et agilité intellectuelle, les journalistes ne semblent se référer qu’à la première.
Pourtant, après 40 ans de carrière et la participation à de nombreuses associations professionnelles et inter professionnelles, que peut-on constater ?
Les firmes les plus solides sont souvent créées par des manuels qu’ils soient carrossiers, restaurateurs, plombiers, électriciens ou autres. A 90%, elles doivent être créées par mari et femme, la femme s’occupant de l’administration et du magasin, de l’entrepôt ou de la salle d’exposition.
Dans ces conditions, l’artisanat a encore tout son sens et d’énormes potentialités. Que l’on soit intellectuel acquérant des compétences pratiques et manuelles, ou artisan de qualité acquérant des connaissances théoriques plus étendues, chacun a l’avenir devant lui. Il faudrait dans de nombreux cas, cesser de parler d’études techniques pour ne parler que d’artisanat, c’est-à-dire d’un métier qui s’apprend chez un patron avec une formation scolaire théorique.
L’artisanat est un métier d’Art spécialement pour des ferronniers ou des menuisiers, par exemple.
Le pas pour devenir vraiment artiste est très facile.
J’ai entendu un directeur d’école technique à Charleroi déclarer qu’il formait des ouvriers peintres, ce qui est carrément réducteur.
En fait, il doit former des peintres tout simplement qu’ils deviennent peintres en bâtiment, décorateurs, spécialistes en protection des matériaux, façadistes. Il doit former des artisans préparés à devenir indépendants et même à engager du personnel. Il doit former des artisans capables de devenir des artistes.
Il doit changer son discours et exalter une profession qui ouvre tous les horizons du travail salarié et indépendant. Alors seulement, il trouvera des élèves qui auront tout l’avenir devant eux.
Les métiers de la vente
Beaucoup de bons vendeurs s’installaient à leur compte dans les années 60 et 70.
Ils y étaient entraînés par des mauvaises conditions de travail et de rémunération.
Et ils réussissaient quand ils obtenaient de bonnes représentations ou s’associant avec de bons artisans.
Ces temps ont profondément changé avec la protection des rémunérations des représentants, l’obligation de rachat de leur clientèle en cas de départ, les décisions des tribunaux et Cours du Travail et beaucoup d’autres conditions qui ont réduit considérablement leurs possibilités d’engagements et, par conséquent, des possibilités de créer de nouvelles sociétés.
La franchise s’est alors développée mais elle demande des capitaux de départ beaucoup plus importants.