En effet, pour bénéficier du " LABEL SOCIAL " il faut assurer la liberté syndicale au sein de l'entreprise.
Or, cette liberté est refusée tant pour les entreprises affiliées à la FEB que pour les autres entreprises qui subissent une délégation SYNDICALE.
La Belgique a déjà été condamnée à de nombreuses reprises par l'OIT (Organisation Internationale du Travail) pour son refus de la liberté syndicale.
Seuls les syndicats politiques sont reconnus en Belgique par les instances gouvernementales. Seuls ceux-ci peuvent distribuer les allocations de chômage, participer aux concertations sociales, toucher des gouvernements, de l'ONSS et de la FEB des cotisations syndicales prélevées sur les fonds sociaux obligatoires.
En outre, les seules délégations syndicales reconnues à l'intérieur des entreprises de même que les comités d'hygiène et autres doivent être composés de membres des syndicats gouvernementaux.
Seules donc les PME qui laissent toute liberté aux membres de leur personnel de s'affilier à un syndicat de leur choix pourront en Belgique bénéficier du " LABEL SOCIAL ".
Encore faut-il qu'elles ne doivent pas subir une délégation syndicale gouvernementale.
La Belgique bientôt exclue de la Communauté Européenne
Pour pouvoir entrer dans la Communauté Européenne, les pays candidats doivent satisfaire à un certain nombre de critères :
- respect de la convention universelle européenne des droits de l'homme,
- suppression sans consultation de la population de la peine de mort y compris pendant les guerres,
- acceptation d'une économie de marché et de la libre concurrence,
- suppression des monopoles d'état et des aides qui provoquent des distorsions de concurrence,
- séparation des pouvoirs,
- respect des règles communautaires concernant l'environnement, l'énergie et autres,
- multiculturalité dans l'entreprise.
Tout cela, la Belgique l'observe même si elle se fait très souvent tirer l'oreille.
Par contre, comme dit plus haut, la Belgique ne respecte pas la liberté syndicale obligatoire ni la défense des désignations politiques dans l'administration et surtout dans celle de la justice.
Il va de soi que les pays candidats pourraient se prévaloir de ce régime de faveur de la Belgique pour échapper partiellement à leurs obligations ou alors la Belgique devrait quitter la Communauté Européenne.
8 octobre 2002