UN SONDAGE SUPRENANT
(Les résultats complets se trouvent dans " La Vie " du 28 septembre 2006, pp.6-9)
Selon le sondage exclusif CSA/La Vie, près d'un Français sur deux (48%) se prononce pour une critique respectueuse des religions.
Très rares (5%) sont ceux qui pensent que les religions peuvent être attaquées sans égards pour leurs fidèles respectifs.
Mais le chiffre le plus surprenant est sans conteste le suivant : 45% des sondés estiment, à l'inverse, qu'il ne faut pas critiquer les religions. Enfin, contrairement à ce que l'on pourrait croire, les catholiques pratiquants réguliers n'ont pas une opinion très différentes de la moyenne de la population : ils ne sont que 45 % à refuser toute critique.
17 octobre 2006
DEBAT SUR LE GLAIVE ET LA FOI DANS LE CORAN
SUR RTL-TVI LE DIMANCHE 24 SEPTEMBRE 2006
Benoît XVI et l'Islam
Rappelons d'abord que les plus grands massacreurs de l'Histoire sont des athées qu'ils s'appellent Alexandre le Grand, César, Attila, Gengis Khân, Napoléon, Staline, Hitler, Mao Tsé Toung ou Pol Pot.
Comme le souligne Jacques Attali, la religion la plus massacrante est le communisme au 20ème siècle, dominée par la haine des autres religions et des riches, elle entraîna plus de 100 millions de morts.
Les massacres de l'Islam et de la chrétienté ne sont en rien comparables à ceux des athées et des communistes ou nationaux socialistes. Ils sont d'ailleurs plus dus aux princes qu'aux religions.
Benoît XVI dans son exposé de Ratisbonne a donc écrit :
" Dans mon exposé, je ne voudrais traiter que d'un seul aspect -au demeurant marginal dans la rédaction du dialogue-, un aspect en lien avec le thème foi et raison qui m'a fasciné et me sert d'introduction à mes réflexions sur ce thème.
Dans le 7° dialogue (…), l'empereur en arrive à parler du thème du 'djihâd' (guerre sainte). L'empereur savait certainement que dans la sourate 2, 256, il est écrit : " pas de contrainte en matière de foi "- c'est l'une des sourates primitives datant de l'époque où Mahomet lui-même était privé de pouvoir et se trouvait menacé. Mais l'empereur connaissait naturellement aussi les dispositions inscrites dans le Coran - d'une époque plus tardive- au sujet de la guerre sainte. (…) Mahomet a prescrit que la foi qu'il prêchait, il fallait la répandre par le glaive. Il est absurde de répandre la foi par la contrainte. Celle-ci est en contradiction avec la nature de Dieu et la nature de l'âme.(…)La principale phrase de cette argumentation contre la conversion par contrainte s'énonce donc ainsi : Ne pas agir selon la raison contredit la nature de Dieu.(…) ".
Les manifestations hostiles qu'il a déclenchées en Islam ont entraîné des déclarations positives de certains intellectuels musulmans humanistes et raisonnables.
- Le djihad n'est pas du tout une guerre sainte contre les non musulmans. C'est une guerre intérieure contre soi-même et ses mauvaises inclinaisons.
- Répandre la foi par le glaive et les conversions forcées n'est plus d'actualité. Mahomet, alors qu'il était en danger, avait d'abord écrit la sourate 2, 256 disant " pas de contrainte en matière de foi ". Ce n'est que lorsqu'il est devenu le plus fort qu'il a introduit la guerre sainte et annoncé que la voie la plus courte pour aller au Paradis était la guerre sainte contre les non musulmans.
- D'accord les condamnations à mort de femmes musulmanes qui épousent des non musulmans, des femmes adultères ou des musulmans qui se convertissent à une autre religion ne sont plus appliquées que par les musulmans primitifs qui prennent le Coran trop à la lettre. D'ailleurs, on peut éviter cela en déclarant les personnes condamnées simples d'esprit.
- Le cas des Juifs est particulier. Mahomet ne les aimait pas du tout, il fallait donc les éliminer pour ramasser beaucoup de butin et d'esclaves mais c'est dépassé aujourd'hui. Il y a encore bien quelques primitifs mais cela va leur passer.
- Allons encore un effort : remettons en vigueur la sourate 2, 256 disant " pas de contrainte en matière de foi ".
Un couac dans ce débat : venir comparer le cas de la prise de Jérusalem par Godefroid de Bouillon (lire aussi :
Anne Morelli et Godefroid de Bouillon
) entraînant le massacre des adversaires des croisés après un siège très pénible et comme cela se pratiquait à l'époque et la mansuétude du calife Omar qui est venu se présenter en 638 devant la Jérusalem chrétienne dont il put s'emparer sans combat et se contenter ainsi du butin.
26 septembre 2006