Nous nous sommes déjà étonnés de la curieuse utilisation des fonds sociaux soi-disant destinés aux cas sociaux mais qui, en fait vont souvent dans les caisses des syndicats et des associations professionnelles.
En voici un nouvel exemple :
- Cockerill a versé en 1990 à la FGTB et à la CSC 40 millions de FB à charge pour eux de remettre chaque année une prime de bien-être de 2.000 fb aux pré pensionnés de l'entreprise.
La FGTB a reçu 78 % de la somme et le CSC 22 % ; les pré pensionnés 7 millions.
Les délégués de la FGTB ont mis 25 millions en poche et la CSC a conservé 8 millions parce que la FGTB ne payait pas et qu'elle avait peur que tous les affiliés de la FGTB ne changent de syndicat pour se faire payer par elle alors que c'était la FGTB qui avait reçu leurs sous.
Bel exemple de solidarité syndicale : les uns filent avec la caisse et les autres conservent l'argent à distribuer pour ne pas mettre les collègues en difficulté.
Suite à une plainte de pré pensionnés lésés, le justice ouvrit une instruction en 1996 et vient de clôturer celle-ci ( tous les pré pensionnés lésés ont été indemnisés ). Comme les faits remontent à 1992 , Louis Smal (1) , responsable de la CSC à l'époque et actuel député CDH qui doit passer en correctionnelle (son immunité parlementaire ne joue pas car les faits sont antérieurs à son élection, d'après La Libre Belgique) sera heureusement libéré, sinon blanchi, car il y a prescription.
Par contre, pour les délégués de la FGTB, il n'y a pas prescription car il y a eu faux en écriture et fausses attestations de réception de fonds soi-disant signées par leurs affiliés et la prescription de 10 ans ne court qu'à partir du moment ou les faux ont été découverts, soit en 1996.
Conclusions
- Pourquoi Cockerill paye-t-il ses pré pensionnés par l'intermédiaire des syndicats si ce n'est pour que les délégués succombent à certaines tentations ce qui les oblige à devenir très souples par après ?
- Pourquoi le Gouvernement qui s'intéresse tout à coup aux ASBL et donations ne contrôle-t-il pas l'utilisation de l'argent des fonds sociaux et n'oblige-t-il pas ceux-ci à publier des comptes clairs et précis ?
- Ce qu'il y a de réconfortant pour les dirigeants d'entreprises, c'est de s'apercevoir qu'ils ne sont pas les seules victimes de vols et détournements couverts par la solidarité syndicale.
- Louis Smal a vraiment de la chance de bénéficier de la justice liégeoise parce que la dissimulation des faits dont il avait connaissance devrait lui valoir d'être considéré comme complice. Espérons qu'il n'a pas voulu devenir député (avec l'aide de Joëlle Milquet) pour échapper à la justice.
Epilogue
- Le Tribunal correctionnel de Liège a déclaré les délégués syndicaux, dont Louis Smal, coupables mais ne leur a appliqué aucune sanction.
- Entre-temps, nous avons appris que deux délégués syndicaux de la CNE CSC ont volé plusieurs millions dans un "IKEA" de Liège, cela avec la complicité de trois autres syndicalistes.
- Quand on vous le disait au point 3 de nos conclusions !
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(1) L'homme par qui le scandale continue à ternir l'image du CDH après celle du PSC. Il a occupé très légitimement un logement social de quatre chambres de 1977 à 1993 à Fléron pour un loyer qui n'a jamais excédé 335,63 euros avec un revenu de 2.230 euros nets plus les allocations familiales.
Mais en 1993, il atteint les 5.000 euros bruts et reste toujours, pour un même loyer, dans son logement social qu'il n'abandonne que fin 2004 alors que député CDH depuis plusieurs années, il touche quelque 7.300 euros bruts par mois plus les revenus de quelques mandats habituels à la société Régionale des Transports de Wallonie et à Meusinvest.
Joëlle Milquet a été le chercher car il est le type-même de la personnalité syndicalo-socialiste liégeoise comme Mathot, Cools ou Vander Biest (Cfr Sud-Presse du 5 octobre 2005)