Emploi et pognon

Michel NOLLET, président en bout de mandat de la F.G.T.B. a osé déclarer que :

" Parfois, les travailleurs cherchent à devenir millionnaires en une fois grâce aux indemnités. Ils veulent d'abord le pognon et l'emploi ensuite ".

Il a enfin osé dire ce que tout le monde savait mais ne pouvait dire sans se faire accuser de faire partie de l'extrême droite, donc d'être nazi et hitlérien, donc de vouloir envoyer de nouveau les juifs en camps de concentration, donc de vouloir les exterminer.

Bref, ce qu'il a dit n'est pas neuf.
En fait cela date de 75/76 lors de la Présidence de Georges DEBUNNE.
Celui-ci, comme il était fonctionnaire nommé, n'avait aucun souci à se faire pour l'emploi et lorsqu'à cette époque, l'emploi industriel s'effondrait, particulièrement dans les grandes entreprises, suite aux exigences des syndicats, il avait proclamé qu'entre l'emploi et le pognon, la FGTB choisissait le pognon.

Déjà à l'époque, malgré le chômage qui commençait à prendre de l'importance, les entreprises éprouvaient des difficultés à trouver du personnel qualifié. Certains restaient dans des entreprises en perdition uniquement pour obtenir de grosses indemnités de départ ou de fermetures ou même plus tard leur prépension, d'autres, une fois en possession de leurs indemnités estimaient que celles-ci, ajoutées à leurs indemnités de chômage, leur permettaient de vivre quelques années sans travailler.

C'est ainsi que les usines Continental à Liège, annonçant une perte d'emplois de 400 personnes, en virent 500 exiger de pouvoir partir et de recevoir des indemnités.
L'entreprise doit donc engager 100 nouveaux travailleurs pour compenser le départ de ceux qui cherchent du pognon.

Même chose pour Marks & Spencer : les magasins ont été repris en France ; en Belgique, ils ont dû fermer leurs portes parce que, comme le déclarait benoîtement un délégué syndical, les employés préféraient le pognon au travail.

Quand les PAPETERIES de GENVAL fermèrent leurs portes en supprimant quelques 600 emplois, leur concurrent direct établi près d'Alost espéra que quelques dizaines d'entre eux se présenteraient chez lui car il avait à faire face à une importante augmentation de son chiffre d'affaires. Un seul se présenta.

D'autres entreprises cherchent des chauffeurs sans en trouver alors que beaucoup perdent leur emploi. Ce manque de main d'œuvre qualifiée entraîne naturellement des pertes de marché et une aggravation du chômage. Inutile de dire que comme il est bien établi que les chômeurs sont des victimes et que les pertes d'emploi sont dues à la mauvaise gestion des patrons et à leur volonté d'optimaliser leurs profits, oser demander des contrôles ou des diminutions des indemnités de départ est considéré comme d'extrême droite donc nazi et hitlérien donc concentrationnaire donc exterminateur des juifs.

D'ailleurs c'est bien clair, comme Hitler était parvenu à diminuer considérablement le chômage en Allemagne, lutter efficacement contre le chômage en Belgique ne pourrait que vous faire passer en Wallonie pour ...etc...etc...

AUGMENTATION DE L'EMPLOI EN 2001
(Source : Carrefour de l'Economie 10A-2001)

Emplois intérieurs en 2001

Jean SOLÉ
Président FPMEB
02.01.2001