ECOLO ET LES CRITERES ETHIQUES


Le 2 juillet 2001, Ecolo-Agalev a organisé un séminaire avec comme thème " L' Etat et les entreprises peuvent-ils s'entendre sur les critères éthiques ? "

Il s'agissait surtout d'examiner les possibilités d'exiger le respect de critères éthiques pour la passation de marchés publics et privés.

Pour les marchés privés, c'est très simple, chacun peut éviter d'acheter des marchandises s'il estime qu'elles ont été produites en exploitant des enfants, des vieillards, des femmes, des esclaves ou même des peuples misérables. On peut évidemment également parler de la valeur des dirigeants, du respect de l'environnement et des respect des droits de l'homme au sens le plus large puisqu'en Belgique, ils comprennent également ceux des animaux. Inutile de dire que dans la réalité, tous ces critères tombent, chacun désirant acheter le moins cher considérant que c'est à l'Etat de faire les distinctions nécessaires.

Quels critères imposer donc pour les marchés publics ?

En plus des critères pour les marchés privés, les propositions les plus farfelues se font jour :
Jacques Noël vint heureusement rappeler la grande complexité actuelle des Marchés publics et nos obligations internationales ce que l'auditoire semblait ignorer complètement.

La position de la F.E.B. est évidemment très difficile. Doit-elle prendre parti pour ses multinationales et refuser tous les critères ou suivre les PME qui ne voient aucun inconvénient à ce qu'on impose aux autres ce qu'elles subissent elles-même ?

Pour les syndicats la position de base est la même que celle des PME, mais eux, il leur faut plus de pognon et moins de travail.

La Fédération des PME de Belgique a quand même attiré l'attention des participants en leur signalant que plus on ajoute de critères, plus on exclut les plus faibles et plus on favorise les plus forts et les plus fraudeurs. Les mesures prises contre les Etats le sont en réalité contre les peuples. S'il faut rééquilibrer les échanges NORD-SUD, s'il faut favoriser l'accès des PME aux marchés publics, nous devons simplifier les législations et les critères, nous devons scinder les marchés publics pour les rendre accessibles au plus grand nombre.

Surtout, nous devons cesser de considérer que notre culture est universelle et que nous devons l'imposer au monde entier. Nous n'avons plus de colonies mais nos gauchistes ont une attitude arrogante, paternaliste et colonialiste.