Nous constatons que les journaux n'aiment pas du tout publier des droits de réponse et particulièrement quand ils n'y sont pas obligés ; quand ils attaquent, par exemple, les PME en général.
Souvent quand nous avons voulu redresser des fausses affirmations ou des généralités désobligeantes, nous nous sommes heurtés à la réponse de rédacteurs en chef nous disant qu'ils ne voulaient pas ouvrir une polémique, ce qui est faire preuve d'une parfaite hypocrisie.
En effet, écrire de quelqu'un que c'est un salaud ou un voyou, puis refuser son droit de réponse laisse pantois !
Voici un exemple de ce genre de refus datant d'avril 1995 :
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" Monsieur le Rédacteur en Chef,
Dans l' " Ecomanager " de décembre 1994, une brave syndicaliste CSC-CNE Cécilia Locmant a découvert et estime péjoratif que " les petits patrons de PME n'aiment pas que trop de monde mette le nez dans leurs affaires ", elle ajoute soupçonneuse : " qu'on se le dise ".
Evidemment, tout le monde ne peut pas être une Cécilia Locmant qui adore que chacun mette son nez dans ses affaires.
Par contre, en bonne syndicaliste, elle refuse absolument que les contributions mettent leur nez dans les comptes des syndicats pas plus que leurs membres d'ailleurs et l'on sait les dérives incroyables où cela conduit et les dizaines de millions distribués en noir, les cotisations qui n'apparaissent pas dans la comptabilité et qui sont distribuées discrètement à quelques bonzes au vu et au su de toute la direction des syndicats.
Cécilia Locmant pratique donc allègrement le jeu de la paille et de la poutre. " Qu'on se le dise ".
Nous proposons un échange à Cécilia Locmant : les petits patrons qui doivent subir les contrôles des contributions, TVA, inspections sociales, inspections médicales, ONSS, assurances lois, accepteront encore le contrôle de leurs comptes par les syndicats et en échange les syndicats accepteront d'être contrôlés par les patrons de PME et par tous les autres contrôles que subissent actuellement les patrons de PME.
Vous allez voir comme Cécilia Locmant va se dégonfler.
Nous espérons que vous voudrez bien publier cette mise au point car toujours attaquer des groupes qui ne peuvent pas se défendre nous paraît tout à fait antidémocratique.
Jean Solé,
Président de la FPMEB
"
Et, en juin 1995, voici la réponse à Monsieur Cech qui refuse le droit de réponse pour ne pas ouvrir une polémique :
- " Suite à votre lettre du 6/6/95 dont je vous remercie, il me semble que Monsieur Magain et vous-même avez une conception tout à fait erronée du droit de réponse.
Le droit de réponse est ouvert à toute personne ou entreprise citée dans un article, que cet article lui soit favorable ou défavorable, ce qui est d'ailleurs une appréciation tout à fait personnelle.
Quand Madame Cécilia Locmant dit des PME qu'elles ne veulent pas qu'on se mêle de leurs affaires, il est évident que cette présentation ajoutée à la phrase " qu'on se le dise " se veut résolument péjorative et de nature à porter préjudice à l'ensemble des PME.
Dire après que vous ne voulez pas soulever de polémique est un peu facile car, à vous suivre, tout journal pourrait publier des articles agressifs, méchants et non fondés et prétendre ensuite ne jamais laisser paraître un droit de réponse sous prétexte de ne pas soulever de polémique.
Je prends bonne note en tout cas que ECOMANAGER qui est une PME ne désire absolument pas qu'on se mêle de ses affaires car elle a beaucoup de choses à cacher et il est bon qu'on se le dise. "
29.10.2003