FEDERATION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DE BELGIQUE
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Elio Di Rupo a enfin découvert où 120 ans de majorité socialo-communiste-écolo ont conduit le HAINAUT surtout et où la domination socialiste sur le bassin industriel de Mons la Louvière à Liège Verviers a conduit la Wallonie.
A coup de victoires syndicales socialistes, 600.000 emplois industriels ont été perdus dans les années 70 avant que les PME ne parviennent à redresser la barre pour recréer l'emploi perdu par les grandes entreprises syndicalisées. La Wallonie qui a les syndicats les plus puissants du monde possède aussi le plus grand taux de chômage régional en Europe industrielle : 25 %. Devant la réussite économique et sociale des PME, les syndicats officiels s'insurgent : les travailleurs des PME sont exploités et malheureux. Mais les sondages prouvent exactement le contraire.
Il est vrai que plus une région est syndicalisée, plus la population est insatisfaite. C'est tout à fait normal. Les syndicats ne sont puissants qu'en créant et en exploitant l'insatisfaction des gens. C'est leur fond de commerce comme celui des politiciens de la gauche archaïque. Il en est de même pour le chômage et la pauvreté. Créer de l'emploi et de la satisfaction est pour eux suicidaire. Rendre la Wallonie compétitive est exclu dans le contrat d'avenir pour les Wallons : il faudrait travailler plus et mieux ! Alors on se gargarise de plans et de contre plans. On est écrasé par la logorrhée, le verbiage et la prolixité des politiciens et syndicalistes de tous bords. L'un propose de diminuer les charges sociales pour augmenter la TVA ce qui dépend de l'Europe et qui, appliqué à l'Europe, ne changerait rien mais rendrait la fraude encore plus attractive, l'autre revient avec des propositions de Zone franche dans l'espoir que ce seront les autres qui paieront les impôts et les taxes tout en perdant leur clientèle.
Tout cela ne conduit à rien ; si la Wallonie veut réellement son redressement économique et social, elle doit confier le pouvoir à des créateurs d'entreprises qui ont réussi et pas à des cadres de haut niveau, des avocats ou des syndicalistes même s'ils disposent d'un gros carnet d'adresses comme dans le temps André RENARD. Les vrais progressistes sont les patrons qui créent l'emploi et la richesse. D'autres qui se prétendent progressistes comme nombre de journalistes et de politiciens ne sont en fait que des redistributeurs de la richesse créée par les premiers.
Toute perte d'influence des PME, tout combat contre les représentants des PME ne peut conduire qu'à de nouvelles catastrophes économiques. On peut facilement se passer des syndicats, on ne peut pas se passer des patrons.
Jean SOLÉ,
président
05.07.2005
La Libre Belgique du 8 décembre 2005, sous le titre " Le Flamand autant gréviste que le Wallon " donne les chiffres des journées de grèves en 2002, dernière année où les statistiques sont complètes soit :
25.841 pour 33 % de la population ayant un taux de 20% de chômage ;
21.849 en Flandre pour 57% de la population ayant un taux de 10% de chômage ;
13.254 à Bruxelles pour 10% de la population à laquelle il faut ajouter 250.000 navetteurs ce qui rend impossible toute comparaison valable.
La population étant 72,7 % + élevée en Flandre, il faut tenir compte de ce chiffre pour faire une comparaison sérieuse avec la Wallonie ce qui nous amène à 44.627 journées de grève en Wallonie si elle avait la même population. De plus, il y a 10 % de chômeurs de + en Wallonie ce qui diminue d'autant le nombre de grévistes possibles et augmente les possibilités de piquets de grève et de manifestations. Le chiffre des journées de grève devient comparativement de 49.090 et le Wallon est donc 2,25 fois plus en grève que le Flamand. Il dispose aussi de 2 fois plus de manifestants permanents.
Comme de plus en plus souvent, La Libre Belgique désinforme ses lecteurs peu avertis.