Josly PIETTE explique que pour un brut de 2.500 euros par mois, un salarié cotise 14.000 euros annuellement. Cela lui ferait 1.167 euros par mois. Comme pour un brut de 2.500 euros par mois, il doit payer après déduction des charges sociales de 13,07 % : 728 euros de contributions, il ne lui resterait plus en mains que 2.500 - 1.167- 728 soit 605 euros par mois. Si ce que racontent Josly PIETTE et la CSC était vrai, ce serait la révolution.
En réalité c'est le patron indépendant qui paye en plus 34,43 % de charges sociales pour son salarié, cela sur un brut multiplié par 108 %. Le salarié ne paye que 13,07 % de charges sociales et c'est le seul montant qui figure sur sa fiche de paye. Les syndicats, eux, se sont toujours vantés de faire payer beaucoup plus au patron indépendant.
Par ailleurs, le patron indépendant paye en plus du brut de 2.500 euros une assurance qui coûte jusqu'à 7 %, des frais de déplacement, des vêtements de travail, des chèques repas, des mises à disposition de véhicules de travail, de formation et autres qui représentent encore 20 % de ces 2.500 euros. Il faut y ajouter les treizièmes et quatorzièmes mois et davantage en primes.
Il est curieux d'ailleurs que ce salarié qui gagne 2.500 euros par mois et défile en déclarant qu'il n'en touche que 1.250 ne sait jamais que son gain brut calculé par la CSC est de 2.500 + 1.167 x 108 % + 20 % de charges + 25 % de primes et mois supplémentaires. Cela nous amène à un brut total mensuel de 2.500 euros + 1.260 + 500 + 625 soit 4.885 euros payés par son patron indépendant dont il lui reste quand même en mains quelques 1.563 euros mensuels quand les montants divers sont répartis sur l'année.
En comparant honnêtement les choses, un salarié ne paye que 13,07 % de charges sociales et même moins pour les bas salaires et les groupes à risque de non emploi. L'indépendant paye lui 19,65 % en général et 14,16 % s'il gagne en brut plus de 3.632 euros par mois ce qui ne lui laisse en mains que les 1.563 euros des salariés qui ont un brut de 2.500 euros.
Les indépendants payent donc assez d'autant plus que s'ils n'étaient pas indépendants, ils seraient au chômage ou fonctionnaires à charge de l'Etat avec les conséquences que cela implique. N'oublions pas quand même qu'ils jouent déjà gratuitement le rôle de fonctionnaires en faveur des contributions, de la TVA, de l'ONSS, de l'Institut National des Statistiques, des mutuelles, des assurances lois et de la Banque Nationale pour ne pas parler des bilans sociaux, environnementaux et de formation.
N'oublions pas non plus que si dans les pays communistes les gens avaient et continuent encore à avoir des salaires misérables, c'est parce qu'il n'y avait plus d'indépendants et de PME et donc plus d'esprit d'entreprise et de progrès économique.
09.01.2004