CSC ET FAIRE CARRIERE DANS UNE PETITE ENTREPRISE



L' " Enquête " de la CSC contredit celle de "BIZZ " (n° 39). Les grandes entreprises ont beaucoup plus de choix lors de leurs engagements que les petites qui ne peuvent engager que ceux qui n'ont pas trouvé de place ailleurs. Les PME doivent recruter en payant plus cher que le prix du marché et en offrant une atmosphère beaucoup plus attrayante que celle que l'on trouve généralement dans une grande entreprise. Celle-ci, par contre, promet toujours de l'avancement beaucoup plus difficile à concrétiser dans une PME.
Les études réalisées prouvent que le personnel des PME est bien plus heureux de son travail que celui des grandes entreprises.
Ces mêmes études constatent qu'effectivement les salaires et appointements sont généralement plus bas mais d'environ 15 %, montant souvent compensé par des avantages d'agrément, de confort et de personnalisation difficilement chiffrables et naturellement très diversifiés. Les indices de satisfaction au travail sont toujours très supérieurs dans les PME.

Les coûts salariaux à la formation qui seraient plus élevés dans les grandes entreprises sont peut-être une réalité comptable mais sont une légende dans la réalité. Chacun est formé en permanence dans une PME pour pouvoir faire face à un travail bien plus diversifié que dans une grande entreprise. Ces coûts ne sont évidemment pas comptabilisés mais vous pouvez facilement considérer que le temps passé à la formation personnalisée ajouté au temps consacré par le formateur et au coût des produits gâchés par les ouvriers revient largement à plus de 5% par an dans une PME.

En résumé, et comme toujours, la CSC a tout faux.
Elle cite souvent des cas individuels unilatéraux en en faisant des généralités.
Qu'elle sache que le signataire de la présente a commencé sa carrière dans une PME après avoir été mis à la porte d'une grande entreprise avec comme motif " s'intéresse plus à sa formation qu'à son travail dans l'entreprise " parce que j'avais osé demander un aménagement de mon horaire de travail pour me permettre de suivre des cours de complément pour devenir ingénieur commercial. Dans cette PME, j'ai suivi des cours de vente et suis devenu rapidement chef de vente et directeur commercial avant de reprendre une entreprise au bord de la faillite. A mon tour et, comme beaucoup de mes collègues j'ai formé du personnel pour faire souvent des as de personnes qui au départ avaient été mises à la porte pour incapacités par des grandes entreprises.
Nous avions d'ailleurs coutume de considérer que les grandes entreprises engageaient des gens de valeur pour en faire des…., tandis que les PME engageaient des laissés pour compte pour en faire des as.

Jean Solé
16 juillet 2003