Interviews intéressantes le dimanche 9 mai 2004 à 12h30 à la RTBF. Chacun sait que les plus grandes proportions de chômeurs se trouvent dans les fiefs socialistes et FGTB. Le sommet est atteint à Mons chez Elio DI RUPO, avec entre 24 et 29 % de chômeurs.
Un des intervenants se demande si le montant des indemnités de chômage n'est pas trop élevé par rapport au gain net du travailleur. Compte tenu des frais de garde des enfants, des frais de déplacement et du temps perdu au travail qui vous empêche de faire vos courses, il est beaucoup plus intéressant et rentable d'aller au chômage.
Le PS Jean-Claude Van Cauwenberghe est très clair : pas question de diminuer les indemnités de chômage, au contraire. Pas question de diminuer les charges sociales et les impôts des travailleurs car l'Etat a besoin de sous pour payer les fonctionnaires et les chômeurs. Le poste de DI RUPO est assuré à Mons grâce aux votes de ses 20 % de fonctionnaires, de ses 28 % de chômeurs en moyenne et des bénéficiaires des centres d'action sociale. Alors, pourquoi s'inquiéter du sort des travailleurs ? Philippe DEFEYT, écolo, renchérit : " Il n'est pas question de contrôler les chômeurs par respect de leur vie privée ". On peut donc uniquement contrôler si les contribuables paient suffisamment pour tous ces chômeurs, fonctionnaires et bénéficiaires d'aides sociale. Chacun est d'accord pour dire que s'il y a tant de chômeurs, c'est parce que personne ne les a formés ni ne leur a appris à travailler. De plus, à la fin de leurs études, au lieu de les encourager à trouver ou à créer leur emploi, on conduit les jeunes dans les locaux de la FGTB pour leur apprendre leurs droits au chômage et la façon de remplir les formulaires pour faire valoir leurs droits.
Pas question bien sûr de leur apprendre à réaliser un curriculum vitae et à remplir un formulaire de sollicitation d'emploi. Pas question de leur gâcher l'existence en les transformant de victimes bourrées de droits en exploités qui paient pour les autres.
A un chômeur qui parle des pertes d'emplois dans sa région, Serge KUBLA, MR, parle des créations d'emplois mais le chômeur les ignore puisque les médias ne parlent que de pertes d'emplois, de chômage et de fermetures d'entreprises. Les statistiques de créations d'entreprises et d'emploi n'intéressent pas les Wallons qui préfèrent pleurnicher sur leur sort et se plaindre de ce que les autres n'en font pas assez pour eux. L'unanimité se fait pour dire qu'il faut améliorer la formation et augmenter les budgets mais ce trouble fête d'André ANTOINE, cdh, explique que le budget wallon ne prévoit que un euro pour la formation contre 4 pour les aides diverses aux grandes entreprises. Tout le monde se met aussi d'accord d'encourager et d'aider tante Agathe à financer l'installation de son neveu en l'autorisant à déduire ses pertes de ses déclarations d'impôts et d'immuniser ses bénéfices en cas de réinvestissement. Ils sont d'autant plus d'accord que les contributions dépendent du Fédéral et pas de la région Wallonne. Comme si cela ne suffisait pas, voilà que Joëlle MILQUET, cdh, interrogée plus tard annonce qu'elle s'accrochera aux flamands parce que, sans eux, les wallons verraient leur niveau de vie diminuer de 25 %. A ce tableau déjà bien sombre, il faut ajouter que selon les sources, les investissements des entreprises en Wallonie ne représentent que 18 à 21 % des investissements en Belgique. André ANTOINE ajoute que le nombre de chômeurs est plus élevé que celui de 1995 et on a perdu 7.000 PME durant la législature.
Wallons, avec les socialistes, la gauche et l'extrême gauche au pouvoir, un avenir radieux s'ouvre à vous grâce aux flamands.
Mai 2004