Un des moyens les plus simples est évidemment d'obliger les juges à émettre à chaque comparution un jugement de remise pour les affaires qu'ils refusent ou ne peuvent juger ce jour-là. Ce peut être un simple formulaire. Bien sûr, ils devraient indiquer si nécessaire ce qu'ils demandent aux parties. Par exemple :
- convoquer 70 parties civiles et donner comme motif qu'il y a trop de monde et qu'on n'a donc pas le temps de s'en occuper
- demander au défendeur une trentaine de documents puis l'attraper parce qu'on ne les a pas reçus, cela avant d'avoir regardé son dossier où ils se trouvent. Remettre alors l'affaire pour pouvoir examiner les documents demandés et reçus
- remettre l'affaire parce qu'un avocat déclare ne pas avoir reçu un fax alors qu'on lui en fournit la preuve
- remettre l'affaire parce que la fois suivante l'avocat veut comparer son fax avec l'original et qu'il n'a pas voulu le faire avant l'audience, ne veut pas le faire pendant l'audience et alors qu'il a encore reçu des copies par la poste
- remettre l'affaire parce qu'une des parties n'est pas prête, a oublié son dossier ou n'est pas présente et que le juge ne veut pas la condamner par défaut malgré la demande de la partie adverse
- remettre l'affaire parce qu'un avocat pris en flagrant délit de mensonge évident déclare qu'il doit consulter son client
- remettre l'affaire pour enquiquiner celui qui comparaît sans avocat
- remettre l'affaire parce qu'on a oublié de prévenir le Procureur du Roi dont la présence est requise ou qu'il faut une Chambre à trois juges et que l'affaire est fixée devant une Chambre à juge unique
- remettre l'affaire parce qu'une des parties est décédée, colloquée ou qu'elle a changé d'avocat
- remettre l'affaire parce qu'un avocat s'est trompé ; il a cru être le demandeur alors qu'en fait il était le défendeur
- remettre l'affaire à la demande de l'avocat du demandeur parce qu'il n'a pas pu examiner son dossier
- remettre l'affaire pour n'importe quel autre motif demandé par un avocat (vacances, chutes des feuilles, décès familial, surcharge, etc...)
Chacun pourrait ainsi tirer ses propres conclusions sur les responsabilités des retards de la justice et sur l'art de faire perdre leur temps aux juges et aux différentes parties.