FEDERATION DES PETITES ET MOYENNES ENTREPRISES DE BELGIQUE
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MERCI A « L’ECHO » QUI FAIT ECLATER LA POLITIQUE DE LA FEB
ET COLLOQUE DU 9 MARS 2007 SUR LA POLITIQUE EUROPEENNE EN GENERAL
En première page et en très grand ce vendredi 2 mars 2007 ce titre : « Les patrons belges veulent l’approfondissement de l’UE » (1) .Qui sont ces patrons belges interrogés par la FEB, « De Tijd » et « L’Echo » ? : 399 cadres supérieurs ! Autrement dit aucun patron.
Que connaissent-ils de l’UE ? Quasiment rien ! « Ils avouent ne pas connaître le processus de Lisbonne (2) ni le programme-cadre en matière de recherche et encore moins le règlement Reach ». Autrement dit, ils sont très représentatifs de la moyenne inférieure de la population.
Ont-ils entendu parler du processus de Bologne qui bouleverse nos grandes écoles et nos universités ?
Ils se félicitent comme beaucoup des résultats déjà obtenus : l’ouverture des frontières et l’EURO mais oublient pratiquement le principal : La Paix et l’effondrement du Communisme (3). Comme la majorité de la population aussi, ils estiment qu’il est urgent d’attendre en ce qui concerne l’élargissement de l’Europe et le Traité Constitutionnel (4).
Comme les patrons de PME, ils estiment qu’avant de poursuivre l’unification européenne il faut réguler mieux et moins. Après seulement « ils prônent de s’atteler à la fiscalité, de développer une meilleure politique en faveur des PME ou encore de s’atteler au chantier de la politique énergétique Européenne ».
Il est évident qu’on ne va pas demander aux cadres supérieurs de s’intéresser aux PME et à l’emploi. Ils sont les porte-parole de la FEB qui au cours des dernières négociations interprofessionnelles n’ont obtenu que de gros avantages en matière de travail en équipe et de travail de nuit en ignorant les PME. Même notre ami Elio Di Rupo n’a pu que s’étonner de cette situation. Grâce à leur Lobbying et à leurs ressources financières illimitées, ils ont obtenu en 1992 la disparition de la DG XXIII dite aussi la DG PME pour la faire remplacer par la DG entreprise qu’ils dominent et cela au détriment de l’emploi et d’une véritable concertation sociale non contraignante (5) . L’Union Européenne a perdu le contact avec les PME comme l’a confirmé le colloque du 13 mars ; réunis en congrès, 130 jeunes patrons européens représentant plus de 20 nationalités n’ont pas pu trouver un fonctionnaire UE pour leur parler récemment des rapports de l’UE avec les PME.
Les cadres supérieurs de la FEB se plaignent de ne pas être assez informés par et pour l’Europe. Pourtant, ils ont « L’Echo » et « De Tijd » et à nouveau, nous ne pouvons que leur recommander cette lecture et particulièrement celle du numéro du 2 mars (6) en suggérant à ces journaux de mieux délimiter au moins une page européenne.
Jean SOLÉ
Président
avril 2007
(1) A ce propos, l’ensemble des problèmes a fait l’objet d’un colloque au Parlement Belge le vendredi 9 mars 2007. 400 personnes représentaient les universités, les différents parlements et de nombreuses associations dont la fédération des PME de Belgique. Pas de représentants de la FEB ni des classes moyennes
(2) La stratégie de Lisbonne entre autres a fait l’objet de ce colloque au Parlement Belge le vendredi 9 mars. Son objectif de mars 2000 était de créer « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ». Inutile de dire que l’on y parle beaucoup de recherches et de développement mais surtout pas de compétitivité, mot banni par les socialistes, ni d’efficacité, mot banni par les démocrates chrétiens et les humanistes. On ne se préoccupe donc que de l’identification des problèmes à résoudre, de remèdes à choisir et de leurs chances d’aboutir. Dès qu’on aborde le fond du problème soit la fiscalité et les charges sociales inégales en Europe, chaque pays se retire sur son territoire et refuse les concessions ce qui bloque tout. Comme le disait un orateur : Les réformes nécessaires ne feront très probablement pas l’unanimité et ne sont donc pas réalisables à terme.
(3) Seuls les patrons et cadres supérieurs qui participent activement à des travaux de l’UE en connaissent les rouages et peuvent en suivre l’évolution. C’est vrai que l’UE n’est pas assez préoccupée de l’information. J’en prends pour exemple un plainte de la Fédération des PME de Belgique contre l’ETAT belge en matière de TVA, prise en charge par la commission devant la Cour Européenne de Justice à Luxembourg et gagnée. La Fédération n’apprit l’heureux résultat que deux ans après par un article dans « LA LIBRE Belgique ».
(4) On ne peut qu’être d’accord avec Nicolas SARKOZY et Guy VERHOFSTADT : avant de discuter de la constitution, il faut supprimer la règle de l’unanimité aux Conseils des Ministres Européens ou n’en faire que des conseils consultatifs.
(5) Lire à ce propos le livre « EUROPMI »--- De l’année européenne des PME en 1983 à l’Union Européenne au 1er janvier 1993--- en librairie ou au compte 210.0890510.05 de PME 16,50 euros + port : 2,50 euros.